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Salon du zéro déchet aux Martres-de-Veyre : cap sur l'artisanat circulaire

Un samedi de septembre 2026, la salle Loco'motive des Martres-de-Veyre ouvre ses portes au salon du zéro déchet et de l'économie circulaire, d'après le programme relayé par Brocabrac.

Salon du zéro déchet aux Martres-de-Veyre : cap sur l'artisanat circulaire

Artisans et associations s'y regroupent autour du réemploi et de la réduction des déchets. Pour quiconque a déjà coupé un t-shirt pour en faire une éponge, c'est le genre d'événement qui mérite qu'on vérifie ce qui s'y passe vraiment.

Ce qui s'y fabrique vraiment

L'agenda annonce trois ateliers concrets: fabrication d'éponges tawashi, couture zéro déchet et upcycling textile. Sur le principe, c'est exactement le bon périmètre — les trois gestes qui font reculer la poubelle plutôt que la culpabilité. Le tawashi remplace l'éponge jetable qui s'effrite au fond de l'évier, la couture sans chute évite les coupons oubliés dans un tiroir pendant trois ans, et l'upcycling textile transforme ce qu'on aurait jeté en quelque chose qu'on garde.

Reste la question habituelle: est-ce que l'atelier apprend quelque chose qu'on ne trouve pas en dix minutes sur tawachou.fr, ou est-ce qu'on ressort avec un joli badge et une facture de matériaux? C'est précisément le calcul à faire avant de s'inscrire.

Le contexte du week-end

Ce type d'événement ne sort plus de nulle part. Le même vendredi, la Maison de l'Environnement de Nice organisait un atelier d'upcycling textile où des paréos usagés étaient transformés en kimonos. Dans les Vosges, l'établissement EVODIA profitait des Journées européennes du patrimoine pour ouvrir ses installations de traitement des déchets avec des ateliers zéro déchet et fait maison, selon Gerardmer Info. Ouest-France signale par ailleurs que les Journées du patrimoine mettent cette année les métiers créatifs à l'honneur via ateliers, démonstrations et ventes éphémères.

Le mouvement confirme une tendance: le "faire soi-même utile" sort du cercle militant et entre dans l'agenda culturel généraliste. Bonne nouvelle pour la diffusion, à condition de ne pas tomber dans le décoratif.

Ce qu'il faut vérifier avant de s'y rendre

Trois points pratiques à contrôler avant de se déplacer. D'abord, la liste réelle des ateliers — certains salons gonflent le programme pour l'affiche, et un stand de plus en moins. Ensuite, le matériel fourni ou à apporter: un tawashi demande une chute de tissu et des ciseaux, mais certains ateliers font payer le kit d'entrée, ce qui casse l'économie de l'exercice. Enfin, la présence d'un stand de réparation effective, et pas uniquement de revente estampillée "éthique" — la différence entre réutiliser et racheter du "vert" reste le seul indicateur qui compte.

Si ces trois cases sont cochées, le déplacement se justifie. Sinon, une chute de jean, une aiguille et dix minutes suffisent à reproduire l'atelier à la maison, sans le parking à gérer.